Signée par la Compagnie Sub Tegmine Fagi, "Feuillets d'usine" c'est la pièce à ne pas rater en ce début d'année !
Adaptation enthousiasmante et brillante de "A la ligne", unique oeuvre du météorite Joseph Ponthus, mort à 42 ans, quelques mois après la publication et le succès impressionnant de son recueil, ce spectacle fantastiquement humain, très vivant, poétique et social est notre grand coup de coeur, testé et approuvé deux fois déjà !
Pendant 1 h 15, plongez avec nous en apnée dans 18 des 66 "chants" de Ponthus, parmi les plus intenses. Des chants entrecoupés de musique, parce qu'elle lui est essentielle et l’accompagne en permanence, l’aidant à supporter l'enfer du travail à la chaîne.
Intellectuel de formation, éducateur de rue parti rejoindre son épouse en Bretagne où le seul emploi qu’il trouve, en intérim, est à l’usine, Joseph Ponthus a en effet trimé pendant deux ans dans les poissons, les fruits de mer, puis dans un abattoir.
De ce travail dur, exécuté avec panache, il tire un récit brillant et passionnant, racontant ce qu’il vit et sa manière à lui d’habiter ces lieux. Les injustices. Les révoltes. Les blagues. L’humour. Les chansons pour tenir…
Pour servir cette Odyssée, contée tour à tour de façon distanciée, coléreuse, drôle, fraternelle, Sub Tegmine FAGI a fait le choix d'un homme et une femme... Deux corps pour une voix. Et l'ensemble se révèle tout simplement bluffant et fascinant.
Voyez plutôt :
"Dans un engagement physique sans relâche, l’homme et la femme vont parler, vivre, revivre, mais surtout délivrer, au micro, sans le micro, le vécu de l’usine, de la psychanalyse, de l’épreuve permanente. Ils vont danser, souvent, très souvent, comme peut-être pour se sortir l’usine de la tête, ils vont arpenter la singularité de chaque chant, souvent dans cette adresse directe au public qui est celle de Ponthus…
Au bout d’une heure dix menée tambour battant, sans doute épuisés, ils reprendront ce livre dans lequel les semaines précédentes ils auront appris le texte par cœur, et liront, se liront peut-être l’un à l’autre, ou au public encore, le dernier chant, dernier clin d’œil, dernier écrit public de Joseph Ponthus…"
Allez, venez, on vous attend !